L'EDUCATION

Intégration scolaire ou éducation spéciale
?
La loi reconnaît à tous les enfants handicapés
le droit à une éducation scolaire, quelles que
soient la nature ou la gravité de leur handicap.
L'intégration individuelle dans une classe ordinaire
doit être recherchée prioritairement. Qu'elle
soit réalisée à temps plein ou à
temps partiel, elle passe par une adaptation des conditions
d'accueil dans le cadre d'un projet individualisé permettant
de prendre en compte les besoins éducatifs particulier
à chaque élève handicapé.
En complément de la scolarité, l'intervention
d'une équipe spécialisée (C.A.M.S.P.,
SESSAD, C.M.P.P., C.M.P) (voir plus loin les définitions)
est souvent souhaitable. L'intervention des professionnels
du secteur libéral est également possible.
Mais, lorsque les exigences d'une telle intégration
individuelle sont trop contraignantes pour l'enfant ou quand
un établissement scolaire se trouve dans l'incapacité
avérée de mettre en place ce projet individuel,
l'élève peut être admis dans une classe
d'intégration scolaire (CLIS) à l'école
primaire, ou dans une unité pédagogique d'intégration
(UPI) qui accueille en collège de petits groupes
d'adolescents handicapés mentaux ainsi que ceux atteints
de déficiences sensorielles ou motrices et de maladies
invalidantes et de troubles importants des fonctions cognitives.
Dans tous les cas où la situation de l'enfant ou de
l'adolescent exige un suivi plus adapté, c'est l'orientation
vers un établissement médico-social (I.M.E)
qui permet de lui offrir une prise en charge scolaire, éducative
et thérapeutique équilibrée.
Une telle décision ne peut être prise que par
la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées
(CDAPH) à partir d'une évaluation très
précise de ses besoins. Lorsqu'il semble qu'un enfant
ou un adolescent nécessite des soins particuliers (troubles
de la santé, troubles psychiques) tout en ayant la
possibilité de suivre une scolarisation en milieu ordinaire,
il sera suivi par un hôpital de jour.
On s'efforce, chaque fois que c'est possible, de trouver des
formules souples, mixtes et évolutives qui permettent
de concilier au mieux la scolarité et les soins. Dans
tous les cas, l'objectif est de favoriser l'autonomie de l'enfant
handicapé et de préparer son insertion dans
la société.
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